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Maroc-Mali: Ce soir-là, le match s’est joué aussi à Afriquia
27/12/2025 - 13:44
Matar Bensalmia | Mohammed ChafiCe vendredi 26 décembre à Casablanca, le Maroc–Mali n’a pas attendu le coup d’envoi pour commencer. Bien avant que le ballon ne circule, c’est le joueur n°12, le public, qui a donné le tempo… au cœur d’une station Afriquia transformée en véritable point de ralliement national.
Très tôt dans la journée, la station prenait déjà des airs de tribune à ciel ouvert. À Casablanca, la ville ne ralentit jamais vraiment, mais ce jour-là, l’effervescence avait un parfum différent. Les couleurs nationales s’invitent partout, les conversations tournent toutes autour du même sujet, et les regards sont déjà braqués vers l’échéance du soir. Afriquia vit au rythme de la CAN, et la CAN vit à Afriquia.
On arrive pour faire le plein, on reste pour l’ambiance. Un café à la main, un sourire échangé, une discussion improvisée sur la composition de l’équipe ou le scénario du match à venir. Les klaxons ponctuent les chants, les rires couvrent un instant le bruit des moteurs. Ici, on partage une attente commune et une ferveur simple et sincère.
À mesure que l’heure du match approche, la tension monte d’un cran. Les écrans captent toute l’attention, les discussions se font plus brèves, les gestes plus nerveux. Le Maroc entre en scène, et avec lui cette confiance mêlée d’inquiétude que seul le football sait provoquer. Chaque action fait réagir la station comme une tribune populaire.
Lorsque le score s’équilibre face au Mali, les émotions se bousculent. Frustration, encouragements, applaudissements. Le joueur numéro 12 ne lâche rien. Même loin du stade, le soutien est total, constant, presque palpable. À Afriquia, personne ne regarde le match seul. Chaque regard croise un autre regard, chaque réaction devient collective.
Le coup de sifflet final scelle un match nul (1-1), mais il ne met pas fin à l’histoire. Lentement, la station retrouve son rythme habituel. Certains reprennent la route, d’autres prolongent encore un peu l’instant, comme pour rester connectés à cette énergie partagée. Le résultat est sur l’écran, mais l’essentiel est ailleurs.
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