Politique
Nasser Bourita en visite à Washington: cap sur le renforcement du partenariat économique maroco-américain
09/04/2025 - 10:54
Mohammed Fizazi
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, effectue une visite officielle à Washington, où il a été notamment reçu par le Secrétaire d’État américain Marco Rubio
Il s’agit de la première rencontre entre le chef de la diplomatie marocaine et un haut responsable américain depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le 20 janvier dernier. Lors de l'entretien, mardi, entre Nasser Bourita, et le Secrétaire d’Etat Marco Rubio à Washington, ce dernier "a réitéré que les Etats-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara".
Ceci vient en confirmation de la position communiquée par le Président Donald Trump à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, où les Etats-Unis ont réaffirmé leur reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara.
Pour le président du Conseil d’affaires Maroc–États-Unis, Hakim Marrakchi, cette visite vient également souligner la profondeur des relations commerciales bilatérales. "Depuis l’entrée en vigueur de l’Accord de Libre-Échange en 2006, les échanges entre les deux pays ont été multipliés par cinq", a-t-il confié dans une déclaration à SNRTnews. Ajoutant qu'en 2023, les exportations marocaines vers les États-Unis ont atteint environ 17 milliards de dirhams, contre 2,5 milliards de dirhams en 2006. La balance commerciale reste néanmoins déficitaire pour le Maroc.
Le responsable évoque également l’implantation de plus de 150 entreprises américaines dans le Royaume, opérant dans des secteurs variés tels que l’industrie, l’agroalimentaire et les technologies de l’information. Cette présence, selon lui, contribue à l’essor industriel du pays. Il observe par ailleurs une tendance récente: l’installation d’entreprises marocaines aux États-Unis, notamment dans l’agroalimentaire, avec pour objectif d’intégrer les chaînes de distribution locales.
M. Marrakchi rappelle que des tensions commerciales sont apparues récemment, notamment en lien avec certaines barrières non tarifaires marocaines. Ces dernières ont conduit à l’instauration, par les États-Unis, de droits additionnels de 10% sur certaines exportations marocaines. Il affirme que le Maroc privilégie le dialogue afin d’éclaircir ces points et de consolider un environnement d’échange équilibré. Il estime également que le renforcement des liens logistiques entre les deux pays pourrait contribuer à densifier les échanges.
Les perspectives de coopération sont jugées prometteuses, notamment autour de l’écosystème des batteries haute tension en cours de développement au Maroc. Ce secteur stratégique, affirme-t-il, ouvre la voie à des partenariats industriels de nouvelle génération. Il appelle à des co-investissements américains, tant en capital qu’en intégration dans les chaînes de valeur locales et en diversification des approvisionnements.
"Nous restons attachés à un partenariat industriel renforcé avec les États-Unis, tourné vers l’innovation, la transition énergétique et la compétitivité partagée", conclut-il.
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