Société
Numérisation des corrections du baccalauréat 2025: vers une efficacité renforcée et une plus grande équité
04/06/2025 - 11:28
Morad Karakhi | Ayoub MouhyiddineLa correction des épreuves du baccalauréat 2025 se poursuit dans plus de 300 centres répartis à travers le Royaume. Cette édition se distingue par la généralisation de la numérisation du processus, un dispositif qui facilite les opérations de correction, renforce l’équité entre les candidats et contribue à réduire les délais d’annonce des résultats
Lors d’une visite au centre de correction du lycée qualifiant Al Farabi, dans la province de Nouaceur, l’équipe de SNRTnews a pu constater le déroulement de cette opération. Les épreuves de la session ordinaire de l’examen national unifié ont enregistré la participation de 443 769 candidats. Le taux de présence s’est élevé à 96,9 % chez les candidats scolarisés et à 63,6 % chez les candidats libres.
La correction est assurée dans 310 centres avec la mobilisation d’environ 43 000 enseignants correcteurs. Ces derniers finaliseront leurs travaux avant les délibérations prévues pour le 13 juin, suivies de la publication des résultats le 14 juin.
Selon Mostafa Chaouchi, directeur provincial du ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports à Nouaceur, plusieurs mesures ont été mises en place pour garantir de bonnes conditions aux correcteurs et assurer l’égalité des chances entre les candidats. Chaque centre est équipé d’une salle sécurisée pour la réception des copies, transmises par l’académie régionale le lendemain de l’épreuve, en attendant l’arrivée des correcteurs.
Le processus comprend la correction des copies, la vérification des notes, puis leur saisie dans un système informatique dédié. Mohamed El Amri, directeur du centre de correction du lycée Al Farabi, a souligné que la numérisation généralisée permet désormais de corriger certaines matières en un à un jour et demi, contre plus d’une semaine auparavant, optimisant ainsi les ressources humaines et le temps consacré à cette phase.
Aïcha Echaab, enseignante correctrice, a confirmé que l’utilisation des outils numériques facilite grandement le travail des enseignants et réduit les délais de traitement des résultats.
Ces nouvelles pratiques permettent d’améliorer la qualité du processus de correction grâce à une meilleure maîtrise de ses mécanismes et un contrôle rigoureux des procédures. L’introduction obligatoire d’une correction expérimentale au sein des commissions vise à garantir une compréhension unifiée des critères d’évaluation.
Par ailleurs, le système numérique offre la possibilité aux correcteurs d’enregistrer les notes immédiatement après la correction, sans intervention externe, ce qui réduit considérablement les risques d’erreurs lors de la saisie.
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