Politique
Sekkouri: "Il n'y a point de comparaison entre l'offre du gouvernement actuel et les offres précédentes"
05/05/2022 - 17:31
Imane BenichouLors du point de presse tenu ce jeudi, le ministre de l'emploi, Younes Sekkouri, a affirmé que l'accord tripartite signé entre le gouvernement, les syndicats et le patronat est basé sur "la négociation, la prospective et la bonne foi", réparant "l'injustice" pour de nombreuses catégories.
Le ministre de l'Inclusion économique, de la petite entreprise, de l'emploi et des compétences, Younes Sekkouri, a déclaré jeudi que l’offre présentée par le gouvernement dans le cadre du dialogue social est une "offre intégrée, qui oblige le gouvernement à rencontrer les syndicats".
"Il n'y a point de comparaison entre l'offre du gouvernement actuel et les offres précédentes", a-t-il affirmé, lors du point de presse tenu à l'issue de la réunion du Conseil du gouvernement, soulignant que l'Exécutif est tenu de fixer un agenda pour tous les sujets qui doivent être discutés et "ouvre la voie à un certain nombre de mesures, notamment la hausse des salaires et l'amélioration des revenus".
Un accord basé sur "la négociation"
"Nous nous sommes explicitement mis d'accord avec les syndicats et le patronat sur une charte éthique pour ce round du dialogue social, afin qu’il ne soit pas basé sur le marchandage, mais plutôt sur la négociation, la prospective et la bonne foi", a déclaré Sekkouri.
Le ministre a en outre précisé que les différentes parties prenantes étaient tous "réalistes" et ont été mobilisées pour cet accord, instaurant "la confiance".
Interrogé sur la sélectivité du gouvernement dans la résolution de certains problèmes de catégorie sociale, Sekkouri a souligné qu’il s’agit plutôt d’"une définition des priorités". "Il y a un effort exceptionnel", a-t-il commenté, ajoutant que le gouvernement a sollicité les revendications des syndicats et a défini les priorités.
"L'injustice a été réparée pour nombreuses catégories", a-t-il clamé, notant qu’environ 60% des assurés ayant atteint l'âge légal de la retraite, qui disposent de moins de 1.320 jours d'affiliation, ne pouvaient pas bénéficier de la pension salariale, ainsi que les assurés de la CNSS, qui partent en retraite, qui n’ont pas touchés de salaire à cause de la pandémie. Et de poursuivre que le coût total des nouveautés de cette charte est d'environ 3,5 milliards de dirhams, sans calculer le coût du secteur privé, dont le relèvement du SMIG concerne des centaines de milliers de salariés, pour reprendre les mots du ministre.
Sekkouri a, par ailleurs, expliqué que les syndicats sont conscients de la situation économique internationale, affirmant que la situation aujourd'hui n'est pas la même qu'en 2016 ou 2019.
"Les fondements de l'accord nous engagent tous", a-t-il commenté, affirmant que les parties prenantes de cet accord se sont convenues qu'il valait mieux d’abord établir une charte de nouvelle génération qui lie les parties contractantes par des dates et des obligations.
En plus des commissions du secteur privé et du secteur public, la création d’une Commission spéciale pour l'institutionnalisation et la résolution des conflits persistants est "l’idée du Chef du gouvernement", selon le ministre de l’emploi, qui a souligné que "cela tient compte du fait que l'institutionnalisation constitue une revendication majeure des syndicats, au-delà du contexte actuel".
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