Politique
Benkirane: "le parti avait besoin de moi"
31/10/2021 - 14:57
Imane Benichou
Le congrès extraordinaire du Parti de la justice et du développement a été marqué par le grand retour d’Abdelilah Benkirane. Réélu à la tête du parti islamiste, l’ex chef du gouvernement a commenté la situation du parti.
Au lendemain des élections du secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD) dans le cadre des travaux du congrès extraordinaire du parti, Abdelilah Benkirane, de nouveau aux commandes du PJD, a déclaré ce dimanche 31 octobre 2021, que le contexte actuel de son arrivée à la tête du parti est différent de celui d’avant, jugeant que la situation actuelle du parti est la responsabilité de tous ses membres et dirigeants.
"Des préoccupations nous interpellent pour arrêter, mais le parti est dans une situation difficile, et j'ai senti qu'il avait besoin de moi", a déclaré Benkirane.
"Le parti a traversé une crise réelle, dangereuse et profonde, qui n’était pas liée aux élections, mais qui a été accompagnée de doutes, de problématiques et d’affrontements avec plusieurs partis", a-t-il souligné. Il a ensuite affirmé qu’à l’époque, "nous nous sommes entendus et avons patienté. Au final, l'intérêt du parti et de l’Etat a pris le dessus et Sâad Dine El Otmani a été élu secrétaire général du parti et chef du gouvernement".
Il a également affirmé que des différends existent entre lui et d’autres membres, "mais il s’agit d’un désaccord sincère et d’une divergence d'opinion". Et de poursuivre que le parti est "un esprit et un sens".
Le nouveau dirigeant du parti islamiste a estimé que la voie qu’avait empruntée le parti était "respectable", "quelles que soient les erreurs commises", précisant que le PJD n'est lié ni aux élections, ni aux gouvernements, ni au parlement, voire ni à l’organigramme.
"Le plus important aujourd'hui est de garder notre position de la voix de la conscience de la société", a-t-il poursuivi, indiquant que le parti a préservé sa stabilité, son indépendance et sa modération et qu’il est venu servir son pays, ses positions et ses stratégies, et non contester le pouvoir. "Tous les partis politiques souhaiteraient sans aucun doute avoir ces conditions démocratiques", a-t-il ajouté.
Samedi 30 octobre, Abdelilah Benkirane a obtenu 1.112 voix, soit 81 %, contre 231 voix pour Abdelaziz El Omari, 15 voix pour Abdellah Bouanou et 4 voix annulées. Ce dimanche, le congrès extraordinaire a élu Jemaa El Moatassim, premier vice-secrétaire général, Abdelaziz El Omari, deuxième vice-secrétaire général et Abdelhak El Arabi, directeur général du parti.
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