Economie
Bureaux de change: une embellie après deux années de vaches maigres
15/08/2022 - 17:00
Sami Nouaim | Morad Karakhi
Cet été, les bureaux de change au Maroc ont connu une reprise remarquable. Avec l’ouverture des frontières aux touristes et aux Marocains du monde, le secteur panse les dégâts laissés par les deux années d’arrêt à cause de la pandémie liée au Covid-19.
Les bureaux de change ont subi de plein fouet les répercussions de la crise sanitaire que connaît le monde depuis l'année 2020 au cours de laquelle le Royaume avait fermé ses frontières.
Selon Abderrazak Mahmoudi, Secrétaire générale de la Fédération nationale des bureaux de change, le secteur reprend des couleurs depuis l’arrivée en masse des touristes et des Marocains résidents à l’étranger (MRE). Cette dynamique s’est surtout accentuée durant ces deux derniers mois.
Contacté par SNRTnews, Mahmoudi a déclaré qu’après deux années de stagnation, presque complète, les bureaux de change commencent à reprendre progressivement leur activité. D’ailleurs, en termes de nombre de transaction, ces derniers ont pu réaliser, lors de cette saison estivale, près de 70% des transactions enregistrées en 2019. A noter qu'au Maroc, le secteur ne compte pas moins de 750 petites et moyennes entreprises.
Quant à l’impact de la conjoncture économique que connaît le monde sur le marché de change, Mahmoudi estime que les évolutions du marché international marquées par la hausse du dollar face à l’euro n’auront pas d’impact significatif sur les bureaux de change. Car selon lui, la réglementation stipule de ne pas conserver plus de 500.000 dirhams de devises mais également de payer le reste dans un délai maximum de 24 heures.
Bank Al-Maghrib, contrairement à l’office des changes, ne reconnaît pas le secteur des bureaux de changes. Pour cette dernière, les bureaux de chance sont "des structures financières capables de s’adapter au système de flexibilité et d’intervention sur le marché national des changes, ce qui nécessite une analyse et une gestion des risques". Le problème réside, selon toujours la Banque centrale, dans le manque de qualification. "C’est aux dirigeants de ces entreprises de gérer ces risques", estime BAM.
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