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Présidentielle: et si on parlait d'autre chose que du Covid?
25/01/2022 - 13:53
AFP
Les candidats à la présidentielle s'efforcent mardi de mettre en avant des thématiques autres que le Covid, comme le pouvoir d'achat, priorité numéro un des Français, mais aussi de fiscalité et d'éducation pour mettre en difficulté un président quasi candidat.
Des sujets qui peuvent être porteurs à 75 jours du premier tour notamment pour départager à gauche des candidats, qui sont à la peine dans les sondages, notamment la socialiste Anne Hidalgo invitée en soirée de l'émission politique de France 2.
"Vous allez voir qu’à un moment, l’essentiel va s’imposer", a pronostiqué le candidat écologiste Yannick Jadot sur France Inter répondant aux difficultés de mettre les questions environnementales au coeur de la campagne.
"Et l'essentiel, c'est à la fois cette écologie que je porte et cette justice sociale qui l’accompagne", a ajouté le candidat, autour de 5/7% dans les intentions de vote et devancé par le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon (10%).
Yannick Jadot veut ainsi mettre un système de "bonus/malus" sur "toute la fiscalité", de la TVA aux droits de succession sans oublier l'emblématique impôt sur la fortune (ISF), véritable marqueur à gauche supprimé par le président Macron au début de son quinquennat et qu'il compte "rétablir" et "renforcer".
ISF "climatique"
Cet ISF "climatique" portera sur "les 1% les plus riches, donc à partir d'un patrimoine de 2 millions d'euros". Il "sera progressif" et aura selon lui un "rendement de 20 milliards d'euros". "Les plus riches émettent beaucoup plus de CO2 et c'est normal de les taxer" davantage, selon lui.
La veille, le candidat des Verts avait promis de "réinvestir dans l'enseignement supérieur" dont il a dénoncé la précarisation lors d'un débat organisé par des étudiants de l'université parisienne Panthéon-Sorbonne.
Lundi également, le candidat communiste Fabien Roussel avait proposé de tripler l'ISF, augmenter le smic à 1.500 euros et créer 500.000 emplois dans les services publics.
De son côté, Jean-Luc Mélenchon avait présenté son programme sur l'alimentation en meeting à Bordeaux, disant voulant "changer toute l'agriculture pour qu'elle cesse d'être un enfer pour ceux qui la pratiquent et nauséabonde" pour les consommateurs.
Le candidat LFI propose un blocage des prix sur cinq produits alimentaires essentiels, l'interdiction immédiate du glyphosate et une planification de l'agriculture pour recruter des paysans mieux rémunérés et formés au bio, qui alimenteront notamment toutes les cantines de France.
"Scandale démocratique"
Face au retour de l'inflation, avec notamment la hausse du prix des carburants - un sujet toujours très sensible politiquement, notemment depuis la crise des "gilets jaunes" - l'exécutif cherche des "amortisseurs".
En déplacement dans le Limousin, le président Macron, toujours pas déclaré, a promis que de nouvelles mesures étaient dans les tuyaux pour contrer la hausse des carburants. Cela pourrait être le relèvement du barème utilisé pour le calcul de l'indemnité kilométrique, qui concerne 2,5 millions de foyers imposés déclarant leurs frais réels.
Face à l'envolée des cours du pétrole, le gouvernement est déjà en train de distribuer des chèques "anti-inflation" de 100 euros à 38 millions de Français, après avoir bloqué ou freiné les prix du gaz et de l'électricité.
Les déplacements du président "presque candidat", favori des sondages avec 25% des intentions de vote au premier tour, sont toujours sous le feu de ses opposants. Un "scandale démocratique" pour le député LR Eric Ciotti.
"On a un candidat qui tranquillement fait campagne avec tout l'appareil d'Etat mobilisé autour de lui", s'est indigné sur Europe 1 le conseiller "autorité" de Valérie Pécresse.
La candidate des Républicains est aujourd'hui à Tours sur le thème de la justice, Christiane Taubira est dans l'Isère sur celui du logement et de la rénovation énergétique, et Yannick Jadot en Charente-Maritime auprès de parents d'enfants victimes de cancers.
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