Art & Culture
Tombée de rideau sur la 26e édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde
22/06/2025 - 09:14
Khaoula Benhaddou | Mohammed ChafiAprès trois jours rythmés par la musique, la danse et la transe, la 26e édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde s’est achevée en apothéose. Des spectacles vibrants ont marqué cette soirée de clôture, laissant des souvenirs impérissables aux festivaliers.
Pour marquer la fin de cette édition, les organisateurs ont misé sur de grands noms de la musique Gnaoua. Dès 19h, l’incontournable Maâlem Hassan Boussou a électrisé la scène de Borj Bab Marrakech, envoûtant le public par la puissance de ses percussions et de sa voix. Il a ensuite laissé place à un tout autre univers musical: le Nishtiman Project. Ce collectif, composé de musiciens kurdes venus d’Irak, d’Iran et de Turquie, propose une relecture contemporaine de la culture kurde, au-delà des clivages géopolitiques.
Gnaoua au féminin et fusion des rythmes
Sur la scène Moulay El Hassan, la jeune étoile montante Hind Ennaira a transporté le public dans un univers mystique, portée par sa voix envoûtante et ses chants gnaouis empreints d’émotion. Elle a été suivie par Maâlem Mohamed Boumazzoug, Hajar Alaoui et Maâlem Omar Hayat, avant que la scène ne s’embrase au rythme de la tornade cubaine Cimafunk. Ce dernier a interprété ses plus grands tubes avant d’être rejoint par Maâlem Khaled Sansi, pour une fusion explosive entre rythmes afro-cubains et sonorités gnaouies.
La tradition au cœur de la ville
Les passionnés de la musique gnaoua traditionnelle ont, quant à eux, convergé vers la Zaouia Issaouia. Là, la transe a pris tout son sens avec les performances de Maâlem Abdellah Akherraz et Maâlem Najib Soudani, dans une ambiance spirituelle et intimiste.
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