Technologie
Yoshiki Okamoto, maître de Resident Evil salue l’élan du gaming marocain
04/07/2025 - 18:03
Matar Bensalmia | Mohammed ChafiIl a façonné l’histoire du jeu vidéo mondial. Il est derrière des sagas cultes comme Street Fighter II, Resident Evil ou Monster Hunter. À 64 ans, Yoshiki Okamoto débarque pour la première fois à Rabat en tant qu’invité d’honneur, à l’occasion de la deuxième édition du Morocco Gaming Expo. Et il n’a pas caché son admiration pour la dynamique marocaine
Originaire de la campagne japonaise, Yoshiki Okamoto n’était pas prédestiné à devenir l’un des grands architectes du jeu vidéo moderne. Pourtant, très jeune, il développe une passion pour le gaming, qui le pousse à intégrer les studios de Konami, avant de marquer de son empreinte l’histoire de Capcom.
Dans une déclaration à SNRTnews, l’homme au parcours légendaire évoque avec humilité ses 44 années d’expérience dans l’industrie. “J’ai commencé ma carrière il y a maintenant 44 ans. J’ai eu la chance de travailler pour des studios majeurs comme Konami ou Capcom. À mon actif, on retrouve des titres comme Street Fighter II, Resident Evil, Monster Hunter ou encore plus récemment Monster Strike. Et je suis toujours dans la création aujourd’hui”.
Il a fait naître des légendes… Aujourd’hui, il en voit éclore au Maroc
“C’est ma toute première participation au Morocco Gaming Expo. Et honnêtement, j’ai été surpris dans le bon sens. C’est bien plus impressionnant que ce que j’avais imaginé. Il y a une énergie incroyable ici. On sent une vraie volonté politique. Le gouvernement marocain semble réellement engagé dans le développement de l’industrie du gaming, et cela force le respect”, s’est-il réjouit.
Interrogé sur l’état du secteur au Maroc, Yoshiki Okamoto répond que “le pays est sur la bonne voie. Je dirais qu’il a déjà franchi 50 % du chemin nécessaire pour bâtir une industrie du jeu solide. Les 50 % restants relèvent essentiellement de l’expérience. Et cette expérience, elle ne s’achète pas, elle s’acquiert”.
Et de poursuivre: “nous avons mis des décennies à comprendre les attentes des joueurs à travers le monde. Nous avons voyagé, échangé, mangé comme eux, vu ce qu’ils voient, ressenti ce qu’ils ressentent. C’est ce vécu qui nourrit aujourd’hui notre capacité à créer des jeux universels. Les jeunes développeurs marocains, eux aussi, vont devoir construire ce vécu, année après année. Et ils en sont tout à fait capables”.
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