Monde
Emmanuel Macron accueilli par une centaine de manifestants en Alsace
19/04/2023 - 12:34
AFP
Le président Emmanuel Macron est arrivé, ce mercredi 19 avril, en début d'après-midi dans le village alsacien de Muttersholtz, où des manifestants tenus à distance l'ont accueilli avec un concert de casseroles pour cette première visite en région depuis la promulgation de la réforme des retraites.
Le chef de l'Etat s'est rendu dans l'entreprise de bois Mathis, qu'il doit visiter, sans passer à proximité des manifestants qui l'attendaient dans ce village de 2.200 habitants.
Mécontents d'être tenus à l'écart, les manifestants ont quitté Muttersholtz peu après l'arrivée du président pour se rendre à la ville voisine de Sélestat, distante de 6 km, où Emmanuel Macron pourrait se rendre ensuite.
En fin de matinée, les gendarmes avaient repoussé une petite centaine de manifestants installés dans le centre du village.
"Dernière sommation: nous allons faire usage de la force", a averti un gendarme à l'aide d'un mégaphone à l'intention des manifestants massés devant la mairie, avant de les repousser près de 200 mètres plus loin, ont constaté des journalistes de l'AFP.
«Ce que vous faites est délétère pour le pays», le bain de foule mouvementé d’Emmanuel Macron en Alsace pic.twitter.com/B7rGqC0ioN
— CNEWS (@CNEWS) April 19, 2023
Des contestataires se sont allongés au sol avant d'être emmenés par les forces de l'ordre.
"Vous êtes en train de brutaliser des gens qui sont calmes. Vous n'avez pas honte de représenter cette France?", s'est emporté un manifestant en direction des forces de l'ordre.
"La démonstration est faite, l'appel à manifester était pacifique (...) Quand un président a peur à ce point de son peuple (il faut) qu'il se pose des questions sur sa réelle légitimité", a lancé Bertrand Blindauer, de l'Union locale CGT.
𝗩𝗜𝗗𝗘𝗢 | Emmanuel Macron conspué dans les rues d’Alsace pour son premier bain de foule depuis la promulgation de la réforme des retraites
— Le Monde (@lemondefr) April 19, 2023
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Equipés de casseroles, les manifestants, dont beaucoup habillés de chasubles CGT ou CFDT, étaient présents dans le centre du village de 2.200 habitants plus de deux heures avant l'arrivée prévue du chef de l'Etat.
Certains portaient des pancartes indiquant "Jupi dégage", allusion au surnom de "Jupiter" donné au président Macron ou encore "Tes 100 jours c'est sans nous".
L'intersyndicale protestant contre la réforme des retraites avait invité mardi ses sympathisants à protester bruyamment contre la venue du chef de l'Etat.
Certains protestataires utilisaient des cornes de brume ou des cloches pour se faire entendre.
Nicolas, un cheminot de 54 ans installé dans le village, a dénoncé l'arrêté préfectoral pris pour interdire la manifestation. "C'est leur façon de faire, l'Etat brutal. Ça colle avec le reste", a-t-il déploré.
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