Art & Culture
Festival de Fès : deux soirées inédites avec Sami Yusuf à Bab Makina
12/05/2026 - 23:08
SNRTnews
À Fès, la musique sacrée s’apprête une nouvelle fois à faire vibrer les pierres séculaires de la médina. Pour sa 29e édition, le Festival des Musiques Sacrées du Monde s’offre l’un de ses moments les plus attendus avec le retour de Sami Yusuf, qui signera cette année une double prestation les 6 et 7 juin 2026 sur la scène emblématique de Bab Makina.
Habitué du rendez-vous fassi, l’artiste tisse au fil des éditions un lien singulier avec la capitale spirituelle du Royaume. Chaque apparition est pensée comme une expérience unique, où la profondeur mystique de son répertoire rencontre une audience toujours plus fidèle. Cette année, l’engouement est tel que le compositeur offrira, pour la première fois, deux concerts consécutifs.
Le premier, prévu le samedi 6 juin, s’annonce comme un moment fort du festival. Mais c’est surtout la soirée de clôture, le 7 juin, qui promet de marquer les esprits. Intitulée « La Nuit du Samaa – De Fès à Konya », cette création inédite réunira Sami Yusuf aux côtés du Konya Metropolitan Sufi Music Ensemble, gardien de la tradition mevlevie et de la célèbre cérémonie des derviches tourneurs, inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO. À cette rencontre s’ajouteront les grandes voix du samaa marocain, dans un dialogue musical traversant les héritages soufis du Levant au Maghreb.
"Peu de villes dans le monde portent le poids du sacré comme Fès. Revenir ici pour la quatrième fois, dans cette cité millénaire, dans un festival où le sacré et l'artistique se rencontrent véritablement, est toujours un retour aux sources", a déclaré Sami Yusuf dans un communiqué diffusé à l’occasion
Et d’ajouter "Les 6 et 7 juin, je serai accompagné par les membres du Fons Sophia Collective, ainsi que par la lumineuse Nabyla Maan, qui porte l'âme de cette cité dans sa voix ; Ismail Boujia et son groupe ; et l'incomparable Guo Gan, maître de l'erhu. Ensemble, nous offrirons deux nuits de musique et d'art puisées dans les traditions musicales du monde qui, à travers les siècles et les civilisations, ont toujours pointé vers le même horizon : la vertu, la beauté et la sagesse. En des temps comme les nôtres, cette lumière compte plus que jamais".
Derrière cette proposition artistique, une maîtrise musicale hors norme. Formé dès son plus jeune âge aux traditions classiques occidentales et moyen-orientales, Sami Yusuf navigue avec aisance entre qawwali indo-pakistanais, musique soufie, répertoires persans et polyphonies occidentales. Une signature artistique qui lui a valu d’être qualifié de « mégastar » par la BBC, avec plus de 45 millions d’albums vendus et une audience mondiale qui dépasse le milliard d’écoutes.
L’année 2026 marque par ailleurs un nouveau tournant dans sa carrière avec la sortie, le 27 mars, de son dernier album « Ecstasy ». Déjà salué par la critique, l’opus confirme la dimension universelle de son œuvre, entre spiritualité et innovation musicale.
Dans l’écrin majestueux de Bab Makina, ces deux concerts s’annoncent ainsi comme l’un des temps forts d’un festival qui, depuis près de trois décennies, célèbre les convergences entre cultures, traditions et spiritualités. À Fès, plus que jamais, la musique se fait langage universel.
Articles en relations
Art & Culture
Art & Culture
Art & Culture
Art & Culture