Monde
Trump brigue toujours une place au bureau ovale
02/03/2021 - 11:11
AFP | SNRTnews
Lors de la réunion de la CPAC, la grande messe des conservateurs américains, tenue à Orlando en Floride, le dimanche 28 février 2021, Donald Trump a laissé entendre qu'il comptait se présenter de nouveau en 2024.
Donald Trump est de retour dans l'arène politique. Face à une foule de conservateurs enthousiastes l'ancien président américain a affirmé dimanche 28 février 2021, que la survie des États-Unis dépendait des conservateurs, flirtant avec l'idée de se représenter à la présidentielle en 2024.
"Nous sommes engagés dans une lutte pour la survie de l'Amérique comme nous la connaissons", a déclaré le milliardaire américain à la toute fin d'un discours décousu d'une heure et demie, concluant la grand-messe annuelle des conservateurs à Orlando, en Floride.
"C'est une lutte. C'est une lutte terrible, terrible, douloureuse", a-t-il ajouté lors de sa première allocution depuis son départ de la Maison-Blanche le 20 janvier. "Mais à la fin nous gagnons toujours".
Refusant toujours d'admettre sa défaite électorale face à Joe Biden, il s'est montré déterminé à s'assurer que son mouvement populiste gardera bien le contrôle d'un Parti républicain qui peine à masquer ses divisions. "Le parcours incroyable que nous avons entamé ensemble (...) est loin d'être fini", a-t-il dit. "Et à la fin, nous l'emporterons".
Donald Trump a aussi écarté son désir de créer un autre parti politique. "Nous n'allons pas créer de nouveaux partis, nous n'allons pas diviser notre pouvoir. Nous serons unis et puissants comme jamais", a-t-il dit.
"Retour triomphant" ?
L'homme d'affaires de 74 ans a laissé entendre, sans l'affirmer clairement, qu'il pourrait se représenter à l'élection présidentielle de 2024. "Avec votre aide, nous reprendrons la Chambre des représentants, nous reprendrons le Sénat, et ensuite un président républicain fera un retour triomphant à la Maison-Blanche -- Je me demande bien qui ce sera", a-t-il dit sous les acclamations. "Qui sait?", a-t-il ajouté. "Je pourrais même décider de les battre pour la troisième fois".
Banni des réseaux sociaux, dont son canal de communication favori, Twitter, Trump a dénoncé la politique d'immigration de son successeur Joe Biden, affirmant que le président démocrate vient d'achever "le premier mois le plus désastreux" de l'histoire de la présidence américaine. Mais il a aussi décrit les États-Unis comme un pays divisé. "Notre sécurité, notre prospérité et notre identité même d'Américains sont en jeu", a-t-il dit au cours d'un discours semé d'attaques contre les immigrants et les politiques de M. Biden sur le changement climatique ou l'énergie.
Même si le parti est divisé, les participants à la conférence d'Orlando lui étaient tout acquis, à l'image des drapeaux et casquettes qu'ils arboraient, pour beaucoup estampillés "Trump", et de cette immense statue dorée à l'effigie du milliardaire de 74 ans qui trônait dans le hall de la conférence.
Selon un sondage mené dans la foule et publié juste avant son discours, près de 70% des participants voulaient qu'il se représente à la présidentielle. Questionnés sur l'avenir du parti républicain, 95% d'entre eux se sont prononcés pour qu'il poursuive son programme populiste.
Mais seuls 55% d'entre eux pensaient qu'il devrait être le candidat du parti républicain en 2024, ce que le commentateur conservateur Karl Rove a qualifié d'"avertissement". "Il faut qu'il se renouvelle", a-t-il jugé.
Articles en relations
Politique
Monde
Monde