Economie
Errachidia: signature d'un contrat de gestion participative de la nappe de Meski-Boudnib
28/10/2022 - 18:06
MAP
Le ministre de l'Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Mohammed Sadiki, et le ministre de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka, ont présidé, vendredi à Errachidia, la cérémonie de signature d’une convention-cadre pour le contrat de gestion participative de la nappe de Meski-Boudnib.
La cérémonie de signature s'est déroulée en présence du wali de la région de Drâa-Tafilalet, gouverneur de la province d’Errachidia, Bouchaab Yahdih, du gouverneur de la province de Midelt, Mustapha Ennouhi, du président du Conseil de la région, Hro Abrou, des représentants des autorités locales, des institutions régionales, provinciales et locales et de la société civile, ainsi que de responsables des deux départements ministériels.
La signature de cette convention s’inscrit en droite ligne des Hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI, dans Son discours à l'occasion de l'ouverture de la 1 ère session de la 2e année législative de la 11e législature, appelant à un traitement diligent de la problématique de l’eau et à accorder une attention particulière à la rationalisation de l'exploitation des eaux souterraines et à la préservation de la nappe, à travers la rupture avec toutes les formes de gaspillage ou d’exploitation anarchique et irresponsable de cette ressource vitale et à redoubler d’efforts pour faire un usage responsable et rationnel de l’eau.
Cette signature est l'aboutissement d'une concertation entre les différents partenaires institutionnels concernés et usagers de l'eau, à savoirs les agriculteurs, les investisseurs et la société civile.
Elle vise à rationaliser l'utilisation de l'eau, à travers l’encadrement des extensions des superficies des plantations du palmier dattier dans l'axe de Meski-Boudnib afin de préserver les ressources en eaux souterraines de cette zone et la pérennité des investissements agricoles qui lui sont associés.
Cette convention s'inscrit dans le cadre du plan directeur d’aménagement des ressources en eau du bassin versant du Guir-Ziz-Rhéris visant la rationalisation de l’utilisation des eaux souterraines à des fins agricoles.
Les investissements financiers alloués pour l’atteinte des objectifs du plan d’action à l'horizon 2030 s'élèvent à plus de 2,3 milliards de dirhams, ce qui permettra une gestion optimale de la demande en eau.
Il s’agit notamment, de la mise en œuvre de projets structurants de mobilisation des ressources en eau, la mise en place d'équipements hydroagricoles modernes et d'équipements automatiques pour le suivi de l'évolution du niveau de la nappe, tout en veillant à la mise en place des compteurs pour l’amélioration du processus de surveillance du captage des eaux souterraines. Des actions de sont également prévues pour la sensibilisation à l'importance de rationaliser les usages de l'eau.
La nappe de Meski-Boudenib, qui couvre les deux communes Oued Naam et Chorfa Mdaghra de la province d’Errachidia sur 20.000 km² entre le Haut Atlas au Nord et les affleurements de l’Anti-Atlas et la Hamada du Guir au Sud, connaît actuellement un important développement agricole, notamment par l’extension des superficies de plantations du palmier dattier.
Pour assurer une maîtrise de la demande en eau des projets agricoles en adéquation avec les ressources en eau mobilisables dans la zone, et assurer une gestion durable des ressources en eaux souterraines de la nappe, le contrat de gestion participative prévoit un plan d’action à 3 niveaux.
Le premier niveau concerne les aménagements hydrauliques pour la conservation et la restauration de la nappe, en particulier la construction d’un deuxième barrage (Kheng Grou) pour l’irrigation et la recharge de la nappe, la réhabilitation des aménagements hydro-agricoles dans les périmètres d’irrigation traditionnelle et l’instauration de périmètres de sauvegarde et d’interdiction dans les zones d’alimentation des khettaras.
Le deuxième s’articule autour de l’économie et la valorisation de l’eau par l’installation des compteurs au niveau de l’ensemble des points de prélèvement d’eau situés dans le périmètre du contrat de gestion participative de la nappe et le renforcement des capacités de la police de l’eau.
Le troisième niveau porte sur le renforcement de la sensibilisation et de la communication entre les différents intervenants pour une gestion durable des ressources en eau.
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